Selon des sources chinoises, la première centrale électrique fusion-nucléaire hybride à impulsion au monde sera construite dans le sud-ouest de la Chine, dans la province du Sichuan, dans la ville de Chengdu. La construction devrait être achevée en 2025 avec une mise en service en 2028. Ainsi, il reste environ six ans avant l’application commerciale expérimentale des réactions thermonucléaires en Chine.

Source de l'image : Académie chinoise d'ingénierie physique

Source de l’image : Académie chinoise d’ingénierie physique

L’installation Z-FFR utilisera une réaction thermonucléaire pour générer un nuage de neutrons rapides, dont la tâche principale sera de démarrer une réaction de fission conventionnelle du combustible nucléaire. Le principal avantage de la solution proposée est la possibilité d’utiliser le combustible d’uranium résiduaire des centrales nucléaires modernes et le thorium comme combustible. Les stocks de l’un et de l’autre se sont accumulés non seulement beaucoup, mais beaucoup.

La « fusée » de la cible deutérium-tritium de l’installation est basée sur le principe dit de  » Z-machine  » ou Z-Pinch. Ce principe a par exemple été mis en œuvre aux USA dans les Sandia National Laboratories. La machine Z américaine est capable de générer une impulsion de courant de 20 millions d’A. Un canal de courant d’une telle force génère un champ électromagnétique puissant et, par conséquent, crée la pression et la température les plus élevées à l’intérieur de lui-même. Les conditions physiques à l’intérieur du canal sont capables de comprimer la cible de carburant à un état tel que les réactions de fusion commenceront.

L’usine chinoise Z-FFR sera capable de générer 50 millions d’ampères de courant, soit plus du double de la taille de la machine Sandy Z. Les scientifiques sont convaincus que cela suffira pour la fusion thermonucléaire. L’énergie reçue à la suite de la réaction ne sera pas retirée comme utile, mais sera dirigée pour démarrer la réaction de fission traditionnelle dans le combustible placé le long des parois de la chambre. L’énergie sous forme de chaleur sera retirée du combustible lors du démarrage de la réaction de fission, puis ira aux turbines, comme dans les réacteurs nucléaires conventionnels.

L’installation hybride serait la première application pratique au monde d’une réaction thermonucléaire pour générer de l’énergie. Dans le même temps, il faut comprendre que la mise en œuvre de ce projet devra résoudre de nombreux problèmes technologiques, parmi lesquels, par exemple, la création de supercondensateurs super-capacitifs et super-fiables, des conducteurs pouvant supporter des courants exorbitants, et des commutateurs laser pour la commutation instantanée des canaux d’alimentation en énergie. Et même si les objectifs annoncés ne sont pas atteints à temps, le projet deviendra un laboratoire colossal pour de nombreux tests innovants.

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